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Témoignage de Saïd


Bonjour, je m’appelle Saïd, je suis d’origine marocaine berbère. Très tôt dans mon enfance, je me suis intéressé à ma religion qui est l’Islam. La pratique de l’islam se répercute dans les moindres gestes et moments de notre journée. J’ai appris dès l’âge de 6 ans mes premières prières rituelles. Le Ramadan était une occasion spéciale. Ce mois sacré nous transporte dans notre pays. Je n’ai pas vraiment connu de racisme agressif, mais le regard des autres nous faisait sentir que nous étions différents, étrangers.

Très tôt, je me suis posé des questions très importantes sur l’après vie sur terre, sur la question de la nature de DIEU. J’avais soif de le connaître, de savoir quelle était sa nature, son caractère. Mes parents avaient une mauvaise conception du christianisme occidental et la télévision renforçait cette image d’un christianisme débauché, sans valeurs ni morale.

Mais mon cœur, avec les années, me disait qu’il existait autre chose et que Dieu était différent. Je ressentais au fond de moi ce besoin d’une vraie relation personnelle et concrète. Je voulais quelque chose de palpable, de vrai.

Des événements de violence se sont produits au sein de notre famille et au lieu de me révolter contre Dieu, cela a développé en moi une recherche ardente de DIEU.

C’est exactement vers l’âge de 10 ans, quand, dans ma chambre, j’ai entendu une voix qui n’était pas audible, mais qui résonnait en moi-même : « Un jour tu connaîtras la vérité ! Un jour tu connaîtras un peuple heureux. » Suite à cette Parole, j’ai eu vraiment une grande paix. J’étais animé d’un sentiment de plénitude et de conviction à l’idée qu’un jour je découvrirais la vérité.

Ayant grandi dans une atmosphère violente, j’ai moi-même répété ce schéma en dehors de mon foyer familiale. Suite à une bagarre avec un voisin, par ma faute, ma mère s’est retrouvée à l’hôpital. D’autres voisins ont osé venir chez nous après cette bagarre pour demander à mon père s’ils pouvaient garder mes petits frère et sœur. Etrangement, mais nous avons accepté.

Par la suite ces voisins qui étaient chrétiens ont témoigné à ma sœur de leur foi et ma sœur un jour est venue à la maison pour nous dire qu’elle était devenue chrétienne. Quel choc terrible, quelle déchirure, quelle trahison ! C’était très dur pour nous, terriblement difficile.

L’orgueil religieux était tellement ancré en nous-mêmes que nous avons réagi avec violence, une violence où ma sœur a déchiré la bible. Mais impossible de déchirer cette foi qu’elle avait en Jésus, elle avait une paix et une assurance si déconcertantes que nous avons été déstabilisés dans notre foi.

Un jour, ma mère m’a demandé de faire l’espion et de l’accompagner à son église et là je n’y ai vu que de l’amour, de l’authenticité, de la vérité. J’ai été saisi d’une crainte respectueuse d’un tel endroit. La question cruciale pour moi était de savoir si les chrétiens avaient raison. Le doute m’obsédait. Jamais le doute dans la pratique de l’islam ne m’avait saisi autant qu’à ce moment-là.

Si on a tort et s’ils ont raison, ça veut dire que je peux passer toute ma vie à côté de l’essentiel. Il s’est déclenché dans mon cœur une véritable guerre, un véritable combat, une peur aussi. J’ai comparé les deux religions avec attention, j’ai observé les chrétiens, j’ai sondé la bible du début à la fin, mais la seule personne qui m’a convaincu, c’est le Saint-Esprit qui a attesté à mon esprit que je pouvais devenir enfant de DIEU par la foi. C’était quelque chose pour moi de bouleversant. Je pensais que je devais devenir meilleur, faire des œuvres qui me pré-qualifiaient à chaque fois que commettais un péché, ayant bâti ma vie sur des lois, et là je vois une autre loi qui ne regarde pas à mes qualités ou défauts mais qui m’accepte indépendamment de mes qualités, de mes origines, de ce que je peux faire. Cette loi, c’est la grâce. La tristesse qui envahissait mon cœur rebelle, orgueilleux, dur, religieux, a laissé la place à l’amour de Jésus dans ma vie. Je venais d’expérimenter ce que signifiait vraiment la croix. Ce qui m’a poussé à entrer dans cette expérience, c’était vraiment le besoin d’une vraie relation avec DIEU.

Et aujourd’hui cette vraie relation avec DIEU me donne de vraies relations avec les hommes.J’avais besoin de certitudes, j’ai puisé ces certitudes dans la bible, je suis vraiment convaincu de l’autorité du message biblique. J’avais besoin de savoir où j’allais après la mort, aujourd’hui j’ai une conviction inébranlable de la certitude de mon salut. La religion blanchit la surface mais l’évangile transforme les cœurs. La religion prend l’homme et le laisse tel qu’il est. Mais l’évangile du Jésus fait de nous ce que nous devons être.



 

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