La formation de l’acteur
Détaché geste parole = texte, puis geste ou l’inverse
Prenons l’exemple du mot suivant : " moi "
Le geste qui pourrait accompagner ce mot est celui de se frapper la poitrine du bout des doigts. Trois solutions s’offrent à nous :
1) geste en premier, puis texte
2) geste et texte en même temps
3) texte en premier, puis geste
Dans une phrase ou un texte plus long et plus complexe, le procédé est identique. Il faut cependant veiller à être très clair dans ses choix. Dans les 1ère° et 3ème° propositions, il est aussi souvent plus spectaculaire de laisser un petit espace de temps, comme une suspension où il ne se passe rien, entre le texte et le geste.
Il évident que ce procédé ne doit pas être appliqué à tous les mots d’une phrase, à plus forte raison d’un groupe de phrases, mais à certains endroits charnières, soit pour accentuer la compréhension ou une idée, soit aussi pour introduire un élément visuel, complémentaire de la parole et qui y introduit une notion rythmique ainsi qu’un effet de surprise.
Le geste peut-être aussi en aucune façon en rapport avec la signification du ou des mots.
Exemple de signification différente : se curer les ongles, peler des pommes de terre, peindre un tableau ou réparer un appareil électrique pendant que l’on dit (interprète) son texte.
Le geste peut être aussi exactement le contraire du sens donné par le texte.
Exemple de contraire avec le texte : " Je vous écoute " le geste qui accompagne ces trois mots avant, pendant ou après est celui de lever les yeux au ciel en poussant un soupir. Ce geste ainsi fait amène un éclairage autre que la signification première, Il veut dire : "Je vous écoute, mais ce que vous allez me faire entendre ne m’intéresse absolument pas."
© Olivier Clarté