La
déclaration d’Amsterdam
Une charte pour l’évangélisation au 2lème
siècle.
Amsterdam
2000 :
La déclaration d’Amsterdam nous est présentée
comme un rapport conjoint de trois groupes de travail composés
de spécialistes, de responsables d’églises
et de théologiens réunis à Amsterdam 2000.
Elle a été révisée par des centaines
de responsables chrétiens et d’évangélistes
du monde entier. Elle est recommandée aux enfants de Dieu,
partout parce qu’elle est l’expression de l’engagement
évangélique et une ressource pour l’étude,
1a réflexion, la prière et 1a propagation de l’évangile.
Préambule.
Mouvement de renouveau à l’intérieur de l’orthodoxie
chrétienne historique l’évangélisation
interdènominational devint une réalité mondiale
distincte dans la seconde moitié du vingtième siècle.
Les évangéliques proviennent de beaucoup d’églises,
de langages et de cultures différents, mais nous avons
en commun et en partage un discernement de l’évangile
de Jésus Christ, de la mission de l’église
et de l’engagement chrétien dans l’évangélisation.
Parmi les documents récents exprimant ce discernement citons
la Déclaration de Berlin (1966) Les Accords de Lausanne
(1974) les déclarations d’Amsterdam (1983) le Manifeste
de Manille et l’évangile de Jésus Christ :
une manifestation évangélique (1999).
A l’invitation du Dr Billy Graham,
quelques 10.000 évangélistes, théologiens,
spécialistes en mission et responsables d’églises
de plus de 200 pays se sont rassemblés à Amsterdam
en l’an 2000 pour écouter, prier, adorer et discerner
la sagesse du Saint Esprit dans la tâche inachevée
de l’évangélisation mondiale. Nous avons été
émus et encouragés par les défis dont nous
avons entendu parler et par la communion partagée avec
tant de frères et sœurs en Christ. Plus que jamais
nous sommes résolus à faire connaître le Christ
partout et à tout le monde.
Cette déclaration d’Amsterdam
a été mise au point et est la charpente sur laquelle
les nombreux plans d’action faits pour l’évangélisation
mondiale viennent s’appuyer. Elle est basée sur les
principes énoncés dans les documents dont il est
fait mention précédemment, elle contient les trois
volets suivants : une charte d’engagement, des définitions
de termes théologiques clé employés dans
la charte et une prière de supplication à notre
Père Céleste.
Charte
d’engagements.
Cette charte est un exposé des tâches, buts et idéaux
pour l’évangélisation au 21ème siècle.
L’ordre des sujets traités reflète l’étendue
de nos préoccupations, non la priorité des thèmes
abordés.
1. Stratégie de mission et évangélisation.
L’évangélisation du monde est au cœur
de la mission de l’église. Nous avons reçu
du Seigneur l’ordre de proclamer la bonne nouvelle de l’amour
de Dieu, le pardon pour tous, de faire des disciples, de baptiser
et d’enseigner tous les peuples. Jésus a clairement
fait comprendre par ses derniers enseignements que la portée
de ce travail d’évangélisation exigeait que
nous ne nous intéressions pas seulement à ceux qui
nous sont proches, mais aussi à ceux qui sont méprisés,
négligés dans notre société et à
ceux qui vivent aux extrémités de la terre. Faire
moins que cela est désobéissance. De plus, nous
affirmons que nous devons encourager de nouvelles initiatives,
afin d’atteindre et de faire des disciples parmi les jeunes
et les enfants au niveau mondial ; de faire pleinement usage en
évangélisation des médias et de la technologie
et de rester engagé personnellement dans une évangélisation
de niveau élémentaire de telle sorte que notre présentation
de l’évangile biblique soit pleinement pertinente
et ne sorte pas du contexte. Nous pensons qu il est urgent de
travailler à l’évangélisation de tout
groupe ethnique non encore atteint.
Nous nous engageons de faire en sorte que
toute personne sur terre ait l’occasion d’entendre
l’évangile dans une langue qu’elle comprend,
près de l’endroit où elle vit. Nous nous engageons
de plus à fonder des églises indigènes saines
et qui se multiplient parmi tous les peuples, à chaque
endroit ; églises qui chercheront à amener à
une maturité spirituelle ceux qui auront accepté
le message de l’évangile.
2. Fonction de direction et évangélisation.
Nous affirmons que la fonction de direction est un don du Christ
à l’église. Elle n’existe pas pour elle-même
elle existe pour conduire le peuple de Dieu dans l’obéissance
à notre Père Céleste. Les responsables doivent
se soumettre dans l’humilité au Christ, le Chef de
l’église et se soumettre les uns aux autres. Cette
soumission comprend l’acceptation de l’autorité
suprême des Ecritures par laquelle, par son Esprit, le Christ
gouverne son église. La tâche première des
responsables d’église est de préserver l’intégrité
biblique de la proclamation de l’église et, de par
leur service, d’être les porteurs de vision de la
vocation évangélique. Ils ont la responsabilité
de faire en sorte que cette vocation se précise par l’enseignement,
la formation, en conférant des responsabilités et
en inspirant d’autres personnes. Nous devons veiller tout
spécialement à encourager les femmes et les jeunes
responsables dans leur œuvre d’évangélisation.
Les responsables doivent toujours veiller à ne pas entraver
ce que Dieu accomplit dans l’exercice de leur gestion des
ressources dont le Christ pourvoit son Corps.
Nous nous engageons à chercher et
à maintenir ce modèle biblique de fonction de direction
de serviteur dans nos églises, et comme tout à nouveau
en tant que responsables, à suivre ce type de direction.
3. Théologie et évangélisation.
La théologie chrétienne est un travail de profonde
réflexion et nécessite une mise en ordre de sa vie
en présence du Dieu en trois Personnes. Dans un sens tous
les chrétiens sont théologiens et doivent œuvrer
pour devenir bons plutôt que mauvais théologiens.
Cela signifie que la théologie de chacun doit être
évaluée à l’enseignement biblique ;
c’est dans ce dernier seul que nous connaissons la pensée
et la volonté de Dieu. Ceux qui ont été appelés
à des vocations spéciales telles que l’évangélisation,
la théologie et le ministère pastoral doivent œuvrer
ensemble à la propagation de l’évangile dans
le monde entier. Les évangélistes et les pasteurs
peuvent aider les théologiens à garder une motivation
évangélique en leur rappelant que la vraie théologie
doit toujours être au service de l’église.
Les théologiens peuvent aider à clarifier et garder
intacte la vérité révélée de
Dieu en fournissant les ressources pour la formation des évangélistes
et assurer aux nouveaux chrétiens une connaissance de base
pour la foi.
Nous nous engageons à nous efforcer
d’accroître constamment nos connaissances sur la foi
et de l1enseigner selon les Ecritures et de chercher à
faire en sorte (1) que tous ceux qui prêchent l’évangile
soient équipés sur le plan théologique et
documentés de façon adéquate pour le travail
qu’ils accomplissent, et (2) que tous ceux qui enseignent
la foi de manière professionnelle soient concernés
par l’évangélisation.
4. Vérité et évangélisation.
Sous l’influence du rationalisme moderne, du sécularisme
et de l’humanisme ( modernité ) l’establishment
intellectuel occidental a réagi grandement jusqu’à
verser dans la négation relativiste de toute vérité
globale et absolue (postmodernité). Cette tendance a influencé
la culture populaire du monde entier. En contraste l’évangile
qui est la parole faisant autorité du Dieu unique vrai
et vivant, se présente à chacun partout, de tous
temps comme la vérité de trois façons : ses
affirmations sont vraies quant aux faits, par contraste aux fausses
; elles nous mettent en face en tous points de la réalité
par contraste avec l’illusion ; elles nous présentent
Jésus Christ, le co-créateur avec le Père,
le Rédempteur et Seigneur du monde comme étant la
Vérité (c’est-à-dire la seule Personne
universelle réelle, accessible, faisant autorité,
disant la vérité, digne de confiance) à reconnaître
par tous. Lorsque l’on proclame bien fort qu’il n’y
a qu’une vérité pour chacun, il y a inévitablement
suspicion d’oppression, de violence. Mais l’évangile
nous présente Celui qui quoique Dieu, s’est fait
homme et s’est identifié avec ceux qui vivaient dans
l’esclavage du péché et les a libérés
de cet esclavage. Cet évangile de Dieu est à la
fois vrai pour chacun et libère vraiment les gens. Il doit
donc être accepté avec confiance, sans suspicion.
Nous nous engageons à présenter
et à proclamer l’évangile biblique avec son
Christ qui existe toujours et partout, pleinement suffisant et
efficient pour le salut des croyants. C’est pourquoi nous
nous opposons à toutes les tendances sceptiques relativistes
ou syncrétistes, qui considèrent l’évangile
comme n ’étant pas entièrement vrai, et qui
sont incapables d’amener les croyants à la vie nouvelle
divine qu’il leur promet. Nous nous opposons à l’emploi
oppressif et destructif que l’on fait de la merveilleuse
vérité de Dieu.
5. Les besoins humains et l’évangélisation.
La loi aussi bien que l’évangile nous révèlent
une condition humaine perdue, cela implique plus que des sentiments
de souffrance, de détresse, de frustration, d’esclavage,
d’impuissance et d’insatisfaction à l’égard
de la vie. La Bible révèle que tous les êtres
humains sont par nature dans un état de rébellion
contre le Dieu qui les a faits, et dont ils sont vaguement conscients
; ils se sont détournés de Lui, et se sont privés
du plaisir de le connaître et de le servir, c’est
en cela que la nature humaine trouve son plein épanouissement.
Nous, humains, avions été faits pour porter l’image
de Dieu au cours d’une vie sans fin dans l’amour de
Dieu et d’autrui, mais l’égocentrisme de nos
cœurs déchus, pécheurs, ont rendu ceci impossible.
Souvent notre mauvaise foi nous entraîne à employer
l’observance de la religion pour garder Dieu à distance
de peur qu’il ne s’occupe de nous à cause du
culte de notre personne impie. C’est pourquoi tous les êtres
humains doivent faire face à une condamnation finale par
Christ, le juge et à la ruine éternelle, séparés
de la présence du Seigneur.
Nous nous engageons à être
fidèles et compatissants dans l’exposition aux gens
de la vérité sur leur état spirituel, en
les avertissant du jugement et de l’enfer qui attend celui
qui est impénitent et en exaltant l’amour de Dieu
qui adonné son Fils pour nous sauver.
6. Pluralisme religieux et évangélisation.
L’évangéliste d’aujourd’hui est
appelé à proclamer l’évangile dans
un monde de conception de plus en plus pluraliste. Dans ce village
mondial où les croyances se font concurrence et où
les religions mondiales sont nombreuses ; il est important que
notre évangélisation se distingue à la fois
par notre fidélité à la bonne nouvelle du
Christ et par l’humilité dans l’exposition
de son message. Comme la révélation générale
de Dieu s’étend à tous les points de sa création,
il pourrait bien y avoir des traces de vérité, beauté
et de bonté dans beaucoup de doctrines non chrétiennes.
Mais vouloir considérer une de ces croyances comme un autre
évangile ou comme des moyens de salut ne se justifie pas.
Lc seul moyen de connaître Dieu dans la paix, l’amour
et la joie, c’est par la mort de Jésus Christ, le
Seigneur ressuscité, qui nous réconcilie. Quand
nous apportons ce message à autrui, nous le faisons avec
amour et humilité en évitant toute arrogance, hostilité
et irrespect. Notre dialogue avec des adeptes d’autres religions,
doit être courtois et aimable. Cependant ce dialogue ne
doit pas remplacer la proclamation. Cependant, parce que tous
ont été créés à l’image
de Dieu, nous devons plaider en faveur de la liberté religieuse
et des droits de l’homme pour tous.
Nous nous engageons à traiter ceux
qui ont des croyances différentes avec respect et fidèlement
et à servir humblement la nation dans laquelle Dieu nous
a placés, tout en affirmant que le Christ est le seul et
unique Sauveur du monde.
7. Culture et évangélisation.
Dieu, par le sang de l’Agneau a racheté des saints
de chaque tribu de chaque langue, de chaque peuple, de chaque
nation. Il sauve les gens dans leur culture propre. L’évangélisation
mondiale souhaite voir naître des églises étant
à la fois profondément enracinées en Christ
ayant des liens étroits avec leur culture. C’est
pourquoi suivant l’exemple de Jésus et de Paul ceux
qui proclament le Christ doivent utiliser leur liberté
en Christ pour être tout en tous. Cela signifie une identification
culturelle adéquate tout en se gardant d’établir
un parallèle entre l’évangile et quelque culture
particulière. Comme toutes les cultures humaines ont été
façonnées en partie par le péché,
la Bible et son Christ dans ses points clé va à
contre culture de chacune d’elles.
Nous nous engageons dans notre évangélisation
à être sensibles à la culture. Notre but est
de prêcher le Christ d’une manière accessible
aux gens parmi lesquels nous témoignons, de façon
à enrichir cette culture de toutes manières appropriées.
De plus, en tant que sel et lumière nous nous efforcerons
de transformer cette culture de différentes manières
pour affirmer les valeurs de l’évangile.
8. Les Ecritures et l’évangélisation.
La Bible est indispensable à une vraie évangélisation.
La Parole de Dieu fournit à la fois le contenu et l’autorité
pour toute évangélisation. Sans elle, pas de message
à prêcher aux perdus. Les gens doivent être
amenés à la compréhension d’au moins
quelques-unes des vérités fondamentales contenues
dans les Ecritures avant de pouvoir donner une réponse
au message de l’évangile. Nous devons donc employer
le langage du cœur pour proclamer et semer les Saintes Ecritures
dans le cœur de ceux que nous sommes appelés à
évangéliser et nous devons faire des disciples.
Nous nous engageons à mettre les
Ecritures au cœur même de notre effort d’évangélisation,
de notre message et d’enlever tout langage connu ainsi que
les barrières culturelles pour que nos auditeurs comprennent
clairement l’évangile.
9. Eglise et évangélisation.
Personne ne conteste qu’il faille donner un enseignement
régulier ainsi que des soins pastoraux appropriés
aux croyants de toute congrégation établie et que
cet enseignement doit se faire à tous les niveaux de leur
cheminement spirituel. Mais ces préoccupations ne doivent
pas prendre la place de l’intérêt permanent
pour la mission, cela implique que l’évangélisation
a la priorité en permanence. Les pasteurs en collaboration
avec des personnes qualifiées devraient diriger leurs églises
dans leur évangélisation. De plus nous affirmons
que la formation de disciples pieux et professants est au centre
de la responsabilité de l’église, ceci afin
de préparer ses membres pour le service. Nous affirmons
que l’église doit être un endroit où
les nouveaux croyants se sentiront les bienvenus.
Nous nous engageons à exhorter toutes
les assemblées que nous servons et avec lesquelles nous
travaillons à traiter l’évangélisation
comme prioritaire en tous temps, et qu’elle soit au centre
de toute activité ecclésiale, que ce soit la vie
de prière, le planning, la formation et les finances.
10. La prière et l’évangélisation.
Dieu nous a fait don de la prière pour que dans sa Souveraineté
il puisse répondre en bénédiction et puissance
aux cris de ses enfants. La prière est un moyen primordial
que Dieu a choisi pour le réveil de l’église
et pour porter l’évangile par tout le monde. Depuis
les premiers jours de l’église néotestamentaire,
Dieu a employé la prière fervente, persistante de
son peuple pour donner de la puissance à son témoignage
dans l’Esprit, vaincre l’opposition à l’œuvre
du Seigneur et ouvrir les esprits et les cœurs de ceux qui
entendent le message du Christ. A des moments particuliers de
l’histoire de l’église, des réveils
et des découvertes spirituelles ont été précédées
d’une entente explicite et de l’union du peuple de
Dieu dans des temps de repentance, de prière et de jeûne.
Aujourd’hui, dans notre désir d’apporter l’évangile
aux peuples du monde entier non encore atteints, nous avons besoin
d’une plus grande dépendance de Dieu et d’une
plus grande unité dans la prière.
Nous nous engageons à prier fidèlement
le Seigneur de la moisson afin qu’Il envoie des serviteurs
dans son champ. Nous prions aussi pour tous ceux qui sont engagés
dans l’évangélisation mondiale et faisons
un appel à la prière dans les familles, les églises,
les sociétés de mission et les ministères
internationaux.
11. Responsabilité sociale et évangélisation.
Quoique l’évangélisation ne plaide pour aucun
programme social, elle entraîne une responsabilité
sociale au moins pour deux raisons : premièrement l’évangile
proclame la royauté du créateur aimant qui est tenu
à la justice, à la vie de l’homme et au bonheur
de sa création. L’évangélisation devra
donc être accompagnée de l’obéissance
au commandement de Dieu de travailler au bien de tous en tant
qu’enfants d’un Père qui fait briller son soleil
sur les bons comme sur les méchants et pleuvoir sur les
justes et sur les injustes. Deuxièmement, quand notre évangélisation
allie une préoccupation de soulager la pauvreté,
faire observer la justice, qu’elle s’oppose aux abus
de puissance séculière et économique, qu’elle
se dresse contre le racisme et insiste sur une gestion digne de
confiance de l’environnement au niveau mondial ; elle reflète
la compassion du Christ et l’acceptation de son message
en sera d’autant facilité.
Nous nous engageons à suivre le
sentier de la justice dans notre famille et dans nos rapports
sociaux et de ne pas perdre de vue dans notre évangélisation
les valeurs sociales et environnementales.
12. Sainteté et évangélisation.
La vie pieuse du serviteur de Dieu doit être comme un ornement
de l’évangile. Ces derniers temps, le nom de Dieu
a été grandement déshonoré et l’évangile
discrédité, par la vie impie de chrétiens
ayant des fonctions de direction. Les évangélistes
semblent particulièrement exposés aux tentations
dans les domaines de l’argent, du sexe, de l’orgueil,
du pouvoir, il leur arrive de négliger leurs familles et
de manquer d’intégrité. L’église
devrait mettre en place des structures, de sorte que les évangélistes
aient à rendre compte de leur vie, de leur doctrine et
de leur ministère. L’église devrait aussi
s’assurer que ceux qui déshonorent Dieu et l’évangile
par leur vie, ne soient pas autorisés à servir comme
évangélistes. La sainteté et l’humilité
des évangélistes rend leur ministère crédible
et permet à la véritable puissance de Dieu de s’exercer
et leur accorde des fruits qui demeurent.
Nous nous engageons à rendre compte
vis à vis de la communauté de foi de notre vie,
doctrine et ministère, de fuir le péché et
de marcher dans la sainteté et l’humilité.
13. Conflit, souffrance et évangélisation
Les rapports sur l’évangélisation faite depuis
l’ère apostolique, l’état du monde autour
de nous aujourd’hui et l’opposition de Satan de tous
temps à la propagation de l’évangile ; tous
Ces faits concourent à confirmer que tout effort évangélique
au vingt et unième siècle sera une marche en avant
au milieu de l’opposition. Les formes courantes d’opposition
que Satan exploite de façon évidente sont entre
autres les idéologies séculières qui considèrent
la foi chrétienne comme un empêchement au développement
humain. Les puissantes structures politiques qui considèrent
l’attitude des chrétiens qui mettent en premier la
loyauté à leur Seigneur comme une menace pour le
régime, et les expressions militantes des religions non
chrétiennes qui sont hostiles aux chrétiens parce
qu’ils sont différents. Nous devons nous attendre
à être prêts à des souffrances de toute
sorte puisque nous ne luttons pas contre des ennemis de chair
et de sang mais contre les esprits méchants dans les lieux
célestes.
Nous, nous engageons à avancer toujours
avec sagesse dans l’évangélisation individuelle,
l’évangélisation des familles, l’évangélisation
locale et l’évangélisation en commun sous
toutes ses formes et de persévérer malgré
l’opposition que nous pourrions rencontrer. Nous serons
solidaires de nos frères et sœurs en Christ qui subissent
la persécution et même le martyre pour leur témoignage
évangélique fidèle.
14. Unité chrétienne et évangélisation
Jésus a prié le Père céleste pour
que ses Disciples soient un afin que le monde croie. Un des grands
obstacles à l’évangélisation au niveau
mondial est le manque d’unité au sein du peuple chrétien,
une condition aggravée encore lorsque les chrétiens
rivalisent et se battent plutôt que de rechercher ensemble
la pensée du Christ. Nous ne pouvons supprimer toutes les
différences entre chrétiens parce que nous ne comprenons
encore qu’imparfaitement tout ce que Dieu nous a révélé.
Dans tous les cas où cela ne trouble pas notre conscience,
nous devrions rechercher la coopération et des partenariats
avec d’autres croyants dans l’évangélisation
en pratiquant la règle qui a fait ses preuves et qui doit
être celle de toute communauté chrétienne.
" Dans les choses importantes : unité, dans les choses
peu importantes : liberté en toutes choses : charité
Nous nous engageons à prier et à
viser à réaliser l’unité dans la vérité
au sein des véritables croyants en Jésus et de coopérer
au mieux à l’œuvre d’évangélisation
avec des frères et sœurs en Christ pour que l’église
tout entière puisse apporter l’évangile tout
entier au monde tout entier.
Définition
des termes clés
Le message que nous proclamons a à la fois une dimension
propositionnelle et incarnationelle " La Parole a été
faîte chair" nier l’une ou l’autre, c’est
témoigner faussement du Christ. Parce que la relation entre
le langage et la réalité est fort débattue
de nos jours, il est important que nous précisions clairement
le sens des mots que nous employons. Afin d’éviter
toute confusion et malentendu, nous donnons la définition
ci-après des mots clé employés dans cette
déclaration. Les définitions sont toutes trinitaires1
christocentriques et basées sur la Bible.
1. Dieu. Le Dieu dont parle cette Déclaration
est le Créateur, Celui qui soutient l’univers, en
est le Gouverneur et le Seigneur. Ce Dieu est éternel de
par son auto-existence et invariable dans son saint amour, sa
bonté, sa justice, sa sagesse et sa fidélité
à ses promesses. Dieu dans son être propre est une
communauté de trois personnes égales et éternelles,
qui nous sont révélées dans la Bible comme
Père, Fils et Saint Esprit. Ils sont ensemble engagés
dans un schéma coopératif constant dans les relations
que Dieu a au sein du monde. Dieu est le Seigneur de l’histoire
quand il bénit son peuple, vainc et juge les rebelles humains
ou angéliques opposés à sa loi et qui, finalement
renouvellera tout l’ordre créé.
2. Jésus-Christ. La déclaration
voit Jésus comme le Nouveau Testament canonique nous le
présente et comme les credo chrétiens et les confessions
l’attestent. Il était, Il est la seconde personne
de la divinité trine incarné aujourd’hui et
pour toujours. Il est né d’une vierge, a vécu
une vie de sainteté parfaite, est mort sur la croix en
sacrifice substitutif pour nos péchés, est ressuscité
corporellement des morts, est monté au ciel, règne
maintenant sur l’univers et reviendra personnellement pour
le jugement et le renouvellement de toutes choses. Dieu - homme
jadis crucifié, aujourd’hui sur le trône, est
Seigneur et Sauveur et remplit envers nous, dans l’amour,
le ministère triple de médiation, il est prophète,
prêtre et roi. Son titre "le Christ " le proclame
le serviteur oint de Dieu qui réalise toutes les espérances
messianiques de l’Ancien Testament.
3. Le Saint-Esprit. Présenté
dans les paroles de Jésus comme étant la troisième
personne divine- dont le nom est " Esprit " dépeint
l’énergie de souffle et du vent, le Saint Esprit
est la présence dynamique personnelle de la Trinité,
dans les processus de la création du monde dans la communication
de la vérité divine, en témoignage de Jésus
Christ, dans la nouvelle création par lui de croyants et
de l’église, et dans une communion et un service
permanent. La plénitude du ministère du Saint Esprit
en relation avec la connaissance du Christ et la jouissance d’une
vie nouvelle en Lui, date de l’effusion de la Pentecôte
qui nous est rapportée dans Actes 2. En tant qu’inspirateur
divin et interprète de la Bible, l’Esprit donne pouvoir
aux enfants de Dieu de présenter l’évangile
de Jésus-Christ de manière juste qui sonde les cœurs
et transforme des vies. Cette présentation devient, pour
ceux qui l’écoutent un moyen fructueux de grâce.
Le Nouveau Testament nous montre la puissance surnaturelle de
l’Esprit opérant des miracles, des signes, accordant
des dons de toutes sortes et triomphant de la puissance de Satan
dans les vies des hommes pour l’avancement de l’évangile.
Les chrétiens sont d’accord pour dire que la puissance
du Saint Esprit est nécessaire, vitale en évangélisation
et qu’une disponibilité à son ministère
devrait être le propre de tout croyant.
4. La Bible. Les 66 livres de l’Ancien
et du Nouveau Testament constituent la Parole écrite de
Dieu. En tant que révélation de Dieu écrite
et inspirée, les Ecritures sont totalement vraies et dignes
de confiance et la seule règle infaillible en matière
de foi et de pratique de la foi. De tout temps et à chaque
endroit cette Bible faisant autorité par la puissance du
Saint Esprit est efficace pour le salut par le témoignage
qu’elle rend de Jésus Christ.
5. Le Royaume. Le royaume de Dieu est,
par Jésus Christ, son autorité bienveillante sur
les vies humaines, le cours de l’histoire et sur toute réalité.
Jésus est Seigneur du passé, du présent,
du futur et Celui qui gouverne toutes choses. Le salut que Jésus
donne et la communion dans la foi qu’il produit sont des
signes de la présence de son royaume ici et maintenant,
quoique nous attendions sa parfaite réalisation quand il
reviendra dans la gloire. D’ici là, là où
les normes de paix et de justice sont observées, le royaume
à ce point là, est anticipé et dans cette
mesure l’idéal de Dieu pour la société
humaine est manifesté.
6. L’évangile. L’évangile
est la bonne nouvelle que le Créateur désirant faire
participer les êtres humains à Sa vie et à
Son amour, a envoyé son Fils Jésus-Christ, le seul
et unique Sauveur du monde. En tant que puissance de Dieu pour
le salut, l’évangile est centré sur la vie,
la mort, la résurrection et le retour de Jésus,
il produit une vie de sainteté et de croissance dans la
grâce et amène à un discipulat plein d’espérance
quoique coûteux dans la communion de l’église.
L’évangile comprend l’annonce du triomphe de
Jésus sur les forces des ténèbres et la souveraineté
suprême sur l’univers.
7. Le salut. Ce mot signifie la délivrance
d’une faute, de la souillure, de l’aveuglement et
de l’indifférence spirituels, aliénation de
Dieu et certitude du châtiment de l’enfer, voilà
la condition de tout homme sous la domination du péché.
Cette délivrance comprend la justification présente,
la réconciliation avec Dieu et l’adoption dans sa
famille. Elle s’accompagne d’une régénération
et du don sanctifiant du Saint Esprit produisant des œuvres
de justice et de service, ici et maintenant, et une promesse de
pleine glorification dans la communion de Dieu dans l’avenir.
Dans la vie présente c’est la joie, la paix, la liberté
et la transformation du caractère et des fréquentations
et la garantie d’une guérison complète lors
de la résurrection des corps. Nous sommes justifiés
par la foi seule et le salut que la foi engendre est par la grâce
seule, par le Christ seul, pour la gloire de Dieu seul.
8. Chrétien. Un chrétien
est un croyant en Dieu qui est rendu capable par le Saint Esprit
de se soumettre à Jésus Christ en tant que Seigneur
et Sauveur et dans une relation de disciple vis- à -vis
de son Maître, vit la vie du royaume de Dieu. Le mot chrétien
ne devrait pas être mis en parallèle avec quelque
culture particulière, ni avec quelque tradition ou groupement
ethnique, politique ou idéologique. Ceux qui connaissent
et aiment Jésus sont appelés croyants, des disciples
du Christ.
9. L’église. L’église,
c’est le peuple de Dieu, le corps et l’épouse
du Christ, le temple du Saint Esprit. La seule, l’église
universelle est une famille supranationale, supra-culturelle,
supra dénominationale et pluriethnique, le foyer de la
foi. Dans son sens large, l’église comprend tous
les rachetés de tous âges, elle est le seul corps
de Christ qui s’accroît dans le temps, se prolonge
dans l’espace. Ici, dans le monde, l’église
devient visible dans les assemblées locales qui se réunissent
pour faire selon les Ecritures ce que l’église fait.
Le Christ est la tête de l’église. Chaque personne
unie personnellement au Christ par la foi, fait partie de son
corps et par l’Esprit est unie à chaque vrai croyant
en Jésus.
10 La Mission. Formé de Mission,
le mot latin pour envoyer, ce terme est employé pour désigner
aussi bien l’envoi du Père de Son Fils dans le monde
pour devenir le Sauveur et du Fils qui envoie l’église
dans le monde pour propager l’évangile accomplir
des œuvres d’amour et de justice et chercher à
faire, pour lui-même, de chaque personne des disciples.
11. L’évangélisation.
Dérivé du mot grec euangelizesthai, " annoncer
de bonnes nouvelles ", ce mot signifie faire connaître
l’évangile de Jésus Christ pour que les hommes
puissent croire en Dieu par Lui, le recevoir comme leur Sauveur
et le servir comme Seigneur dans la communion de son église.
L’évangélisation, c’est dire ce que
Dieu a fait pour notre salut et demander aux auditeurs de devenir
disciples de Jésus par la repentance de leurs péchés
et par la foi personnelle en Lui.
12. L’évangéliste.
Tous les chrétiens sont appelés à jouer un
rôle dans l’accomplissement du Grand Ordre de Mission
de Jésus. Cependant certains croyants ont un appel spécial
et un don particulier pour communiquer le Christ et conduire des
personnes à Lui. Ceux-ci, nous les appelons " évangélistes
", comme le fait aussi le Nouveau Testament.
Prière.
Père miséricordieux, notre Père céleste,
nous te louons pour le grand amour dont tu as fait preuve par
la mort rédemptrice et la résurrection triomphante
de ton Fils, notre Seigneur Jésus Christ. Nous te prions
de nous rendre capable par la puissance du Saint Esprit de proclamer
fidèlement la bonne nouvelle de ton royaume et de ton amour.
Pardonne-nous Si nous avons failli en n’ayant pas apporté
ta Parole à tous les peuples du monde. Délivres-nous
de toute ignorance, de l’orgueil, de l’égoïsme,
de l’impureté et de la lâcheté. Rends-nous
vrai, aimable, humble, compatissant, pur et courageux. Le salut
t’appartient O Dieu qui siège sur le trône,
et à l’Agneau. Nous te demandons de rendre notre
témoignage efficace. Oins notre proclamation du Saint Esprit,
emploie-la pour rassembler cette grande multitude de toutes les
nations qui un jour, se tiendra debout devant Toi et l’Agneau
pour te louer. Nous te le demandons par les mérites de
notre Seigneur Jésus Christ. Amen.
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