|
Le
dogme
fondamental
et absolu - au centre du Coran - est l'unicité de Dieu (tawhid)
affirmée dans la profession de foi et l'acte de conversion, la
chahada : " Il n'y a de Dieu que Dieu, et Muhammad est l'envoyé
de Dieu ".
Le musulman
doit ensuite croire à l'ensemble des prophètes (du premier
: Adam, au dernier : Muhammad, considéré comme le Sceau
des Prophètes, le dernier des envoyés, qui clôt
la Révélation jusqu'à la fin des temps). Les principaux
prophètes sont Adam, Noé, Abraham (Ibrahim), Moïse
(Musa), David(Dawud), Salomon (Sulayman), Joseph (Yusuf),Élie
(Ilyas), Jean (Yahya), Jésus ('Isa).
Le musulman
doit aussi croire aux anges, créatures célestes, dont
certains ont une fonction particulière : Gabriel (Jibril) transmet
les messages divins, Michel(Mika'il) surveille le monde, 'Izra'il est
l'archange de la mort et Israfil soufflera dans la trompette lors du
Jour du Jugement dernier. Satan(Iblis ou Shaytan) a été
déchu pour avoir désobéi à Dieu.
Le musulman
doit enfin croire au Jugement dernier. En ce jour terrible, abondamment
décrit dans le Coran, les créatures seront ressuscitées
et comparaîtront nues devant Dieu, chacune tenant le livre de
compte de ses actions, qui seront pesées sur une balance. Puis,
elles traverseront un pont tranchant jeté entre la Géhenne
(Nar, feu) et le Paradis (Jannah). Muhammad intercédera en faveur
des croyants ayant péché, et seuls resteront en enfer
les " égarés ", condamnés à la
fournaise éternelle. Au Paradis, jardin où coulent des
ruisseaux d'eau parfumée, des fleuves de lait, de miel et de
vin, les élus dégusteront des fruits succulents et trouveront
à leurs côtés des houris, jeunes filles aux beaux
yeux noirs, perpétuellement vierges.
La
loi islamique
La chari'a,
" voie à suivre ", est fondée sur le Coran et
sur la sunna, " tradition du Prophète ", composée
de hadith, courts récits rapportant les paroles et les actes
de Muhammad, donnés en exemple. La chari'a repose également
sur une troisième composante, le fiqh, " connaissance ",
qui constitue la jurisprudence en droit musulman. Tous les actes de
la vie n'étant pas prévus dans le Coran et dans la sunna,
des juristes théologiens, ou fuqaha' (sing. faqih), interprètent
la façon dont il convient d'appliquer la loi dans la pratique.
Cependant, leurs propositions ne prennent force de loi qu'après
l'établissement d'un consensus obtenu avec les autres savants.
Le consensus, ijma', formuléà une époque donnée,
peut être remis en question par les hommes de science d'une période
postérieure.
La jurisprudence
islamique repose sur quatre principes d'élaboration : la réponse
exprimée par consensus à une question donnée (ijma'),
la pratique du raisonnement par analogie (qiyas), la définition
de l'intérêt commun (istislah), la légitimité
d'une interprétation personnelle (ra'y).
|