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Maintien
du personnage = ne pas interrompre son jeu
Règle
de base: dés que l'acteur interprète un personnage
sur scène ou en répétition, il n'a pas le
droit d'interrompre son jeu et par là même celui
des autres. Il ne peut faire ni commentaires de jeu ou de mise
en scène, ni rappel de consignes envers ses partenaires.
Sur
la scène en représentation, c'est l'évidence
même: priorité au bon déroulement du spectacle.
Dans
les répétitions, que ce soit sur scène ou
dans un autre local, c'est beaucoup moins évident et il
faut instituer avec le groupe une façon de pratiquer qui
incite toutes les personnes présentes à respecter
le travail de l'acteur (y compris et surtout lui même).
Le
seul qui puisse interrompre une répétition ou un
exercice est le metteur en scène ou celui qui le remplace.
L'acteur peut bien sûr exprimer ses réflexions et
suggestions, mais seulement à la fin d'un travail.
Pour
une meilleure qualité de création, la réaction
psychologique qui incite le comédien débutant à
s'échapper de la contrainte du jeu et du regard des autres
doit être activement combattue.
Cette
réaction qui se trouve être en fait une fuite, se
manifeste aussi par des crises de fou rire qui reviennent régulièrement.
Dans ce cas précis et suivant la personnalité du
comédien, il faut que celui qui dirige la répétition
soit prudent dans sa manière de procéder. Pour réduire
ce phénomène, il devra souvent travailler dans la
perspective de plusieurs séances.
Des
comédiens confirmés peuvent également réagir
tout comme des débutants dans le cas ou le travail demandé
est à l'opposé de leurs pratiques habituelles ou
de leur manière de concevoir le rôle ou le spectacle.
Il
existe aussi des acteurs, principalement les enfants de 5 à
10 ans (mais ce ne sont pas les seuls) qui, en situation de jeu
sont tellement heureux de s'exprimer, qu'ils ont sur le visage
un sourire perpétuel. La plupart du temps, ils n'ont pas
conscience de leur expression de béatitude, cela est gênant
surtout si on leur demande d'interpréter des sentiments
de couleur sombre comme la souffrance, la peur ou la colère.
©
Olivier Clarté
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