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(Chant
en groupe, chant choral)
Petits
conseils pour guider un groupe d’enfants chanteurs
Ces
pages regroupent des extraits de mon mémoire concernant
le chant polyphonique à l'école élémentaire.
Fabien
Indiquer
le tempo et donner le ton : celui qui guide est immobile. Il tient
ses bras écartés devant lui, légèrement
repliés vers sa poitrine. Dans une attitude d’attente,
il capte du regard l’attention des enfants sans un mot et
chante seul la première phrase. Il inspire, et en même
temps détend les bras en mouvement arrondi vers les enfants
: son inspiration donne le départ et induit celle des enfants,
puis il lance le chant des enfants : premières syllabes.
Marquer la pulsation régulièrement jusqu’au
bout en respectant le caractère du chant.
Un chant plutôt rythmique demande une pulsation dynamique
et précise, plus souple si c’est un chant mélodique.
Donner de l’expression au chant : par la voix, les nuances,
l’implication de soi.
Soutenir les enfants par la voix, mais la fondre au maximum parmi
celle des enfants : à terme, chanter en play-back.
La disposition
Face à la personne qui guide, les enfants sont assis ou
debout, afin d'avoir le dos droit et d'éviter de chanter
en direction du plancher.
Pour
l’échauffement ainsi que la pratique chorale, adopter
la posture suivante : assis sur le bord d'un banc ou d'une chaise,
dos droit, mains sur les genoux, pieds légèrement
écartés.
Les
gestes
" Le chef de chœur est celui qui facilite l’échange,
empoigne les voix individuelles afin qu’elles célèbrent
collectivement l’ineffable et multi-sonore salutation à
la musique. " (M.F.CASTAREDE, Le Miroir Sonore)
Ne
pourrait-on pas -sans grande peine- étendre cette citation
en disant que le chant va permettre aux enfants de célébrer
l’ineffable louange de Dieu ?
Afin
de pouvoir diriger le groupe de façon silencieuse pendant
l’exécution d’un chant, utilisez quatre types
de gestes, et ceci dès l’échauffement : les
gestes de désignation, les gestes d’intensité,
les gestes de départ et de fin et le mime.
les
gestes de désignation :
Ils
indiquent franchement et explicitement qui chante : les enfants
(bras tendus en direction des enfants, paumes tournées
vers le haut), le maître (bras fléchis, doigts pointés
sur le plexus), un sous-groupe (bras tendus visant les enfants
situés sur l’un des bancs; si besoin, se lever afin
de me rapprocher d’eux).
les
gestes d’intensité :
Les
modulations d’intensité sont indiquées par
l’écartement (forte) ou le rapprochement (piano)
des mains. Utilisez-les surtout pendant l’échauffement
ou en fin de chanson pour simuler l’éloignement.
les
gestes de départ et de fin :
En
début de chant : immobile, sollicitez le silence et l’attention
des enfants en balayant le groupe du regard ; entonnez à
voix basse la première phrase de la chanson en montrant
des deux mains que c’est vous qui donnez le départ
et le tempo, puis déployez les bras vers le groupe. Pour
un canon, ou un chant avec phrase répétitive (ostinato)
: désignez d'abord le sous-groupe qui chante l’ostinato
ou la première phrase du canon (pendant votre mouvement
de bras, les enfants inspirent, et ils commencent à chanter
quand votre geste se pointe vers eux). Placez-vous ensuite devant
le reste du groupe et donnez-leur le départ de la même
façon, n’ayant cette fois-ci pas besoin de chanter
la première phrase, le tempo étant donné
par le groupe accompagnateur.
En
fin de chant, reculez et recentrez-vous afin d’être
vu par tous : au moment où le chant se conclut, levez-les
bras en demi-cercle, mains à hauteur de la bouche et fermez
les poings (geste de fin).
le
mime :
Dans
les chansons racontant des histoires, et surtout pour aider les
jeunes enfants à la mémorisation et l’enchaînement
des paroles, on peut guider le chant avec des gestes descriptifs
et pourquoi pas humoristiques, en veillant à commencer
chaque geste en anticipant sur la phrase qu’il accompagne
(cette gymnastique mentale supplémentaire pour le maître
demande un entraînement particulier).
L’échauffement
Chaque séance commence par un échauffement des organes
sollicités par le chant. Cette phase est autant une préparation
à la pratique du chant qu’une entrée ludique
dans l’activité. Afin de limiter la durée
de l’échauffement à dix minutes, choisissez
pour chaque séance quelques-unes des situations suivantes
:
détente
et souplesse du corps : "je me réveille" : étirements
et bâillements exagérés, "le concours
de grimaces " : massage des joues, des lèvres et du
front,
prise
de conscience de la respiration : "sentez ma fleur"->
inspiration lente et profonde par le nez, "faites danser
la flamme de la bougie "-> expiration faible et prolongée,
"soufflez la bougie"-> expiration puissante et brève,
"soufflez les soixante-dix bougies du gâteau de mamie
"-> expiration puissante et soutenue, "le ventilateur
"-> expiration saccadée sans reprendre son souffle.
modulations
sur des syllabes : produire [a] puis [o] sur une note donnée
en exagérant la profondeur de la cavité buccale
et en modulant l’intensité. Prise de conscience du
rôle occlusif de certaines consonnes et jeux d’articulation
sur les combinaisons de phonèmes [owiwiwi] (en exagérant
les mouvements de lèvres), et [papetipapeti] chanté
sous forme de vocalises.
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