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FAIRE PARTICIPER LE PUBLIC

Tout d’abord, il convient de remarquer qu’il y a des risques à faire participer le public, car l’intervenant n’a plus le contrôle entier de la représentation…. Son déroulement dépend des réactions, des réponses… du public dans son implication à agir (ou pas) dans le sens voulu.

Il existe plusieurs façons de faire participer le public, voici les 3 principales :

1/ Faire participer tout le public en même temps (par ex. faire que tout le monde tape dans les mains en même temps, imite un bruit…)

2/ Faire participer des personnes séparément, à tour de rôle (en posant une question à une personne précise…)

3/ Créer des petits groupes de 3 à 4 personnes ou partager le public en 2 groupes (poser des questions aux 2 groupes, concertation, le premier qui répond…, ou faire en sorte que les 2 groupes se posent eux-mêmes des questions-réponses…)

Si la 3ième proposition est la plus difficile à mettre en place et comporte le plus de risque pour un bon contrôle de la situation, les 2 premières sont facilement exploitables en public et bien souvent ne manquent pas d’être très efficaces. Nous en proposons un exemple très représentatif avec les ballons…paf!!

Voici quelques propositions pour faire participer le public présent.

On peut utiliser l’ensemble du public en lui demandant de produire un même son, un même bruit tous en même temps : taper dans les mains, pousser un cri, imiter le vent, une porte qui claque…

Ou bien faire une même gestuelle comme sauter sur un pied, lever un bras comme pour toucher une étoile, courir sur place…

On peut utiliser des personnes individuellement :

En leur proposant de participer à un sketch dans un rôle simple comme jouer un passant, tenir un panneau, être assis sur une chaise lisant un journal… ou bien dans un rôle plus complexe en demandant à la personne d’exprimer un sentiment avec son corps ou dire quelques mots simples ou faire des gestes répétitifs durant la scène.

En posant des questions au public et en désignant une personne pour répondre.

On peut prendre un groupe de personne :

Dans une saynète pour représenter une foule, une armée, une forêt

En leur demandant de créer une situation mimée que l’autre groupe doit découvrir…

A chacun d’imaginer, de créer, afin d’exploiter au mieux ces propositions.

Dernière recommandation : comme il y a une certaine réticence –naturelle- du public à participer, à jouer le jeu (peut-être cela dépend-t-il aussi des cultures), il est important que le meneur dégage par son jeu de la sympathie, de la joie et donne ainsi au public l’envie de participer.

Auteur Philippe Calabria




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