Quelle
est la signification du mot « aller »?
Le verbe
« aller » marque un mouvement, une locomotion, un déplacement,
une marche, une propagation. Il implique une progression dans l’action,
un trajet d’un endroit vers un autre, un déplacement
physique, une action.
Remarquez que dans la Bible, le mot « aller » apparaît
1514 fois, dont 233 fois dans le Nouveau Testament.
Jérémie
1.6-9
«Je répondis : Ah ! Seigneur Eternel ! Je ne sais
point parler, car je suis un jeune garçon. Et l’Eternel
me dit : Ne dis pas : Je suis un jeune garçon. Car tu
iras vers tous ceux à qui je t’enverrai, et tu
déclareras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les
crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer, oracle
de l’Eternel. Puis l’Eternel étendit la main
et toucha ma bouche ; et l’Eternel me dit : Voici que
je mets mes paroles dans ta bouche.»
Mais
où aller ?
La
réponse se trouve dans Marc 16.15.
“Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle
à toute la création. ”
Allez
partout !
Mais
prenons note de ce verset que Jésus nous a écrit :
Luc 24.46-48
nous dit :
“Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, qu'il
ressusciterait des morts le troisième jour et que la repentance
en vue du pardon des péchés serait prêchée
en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.
Vous êtes témoins de ces choses.”
Nous
voyons que Jésus demande à ses disciples d’aller
tout d’abord à Jérusalem. Il ne les a pas envoyés
à Ephèse, Rome ou Athènes mais dans la ville
où ils venaient de subir tant d'humiliations.
De même
pour nous, commençons dans notre région, dans nos villes
ou villages les plus proches et plus précisément par
une maison et une personne.
Evitons
de parler au monde entier car l’objectif sera beaucoup trop
vaste, imprécis et donc irréalisable.
Chez qui ?
De même, dans Matthieu 9.10-13, nous lisons :
“Comme Jésus était à table dans la maison;
voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se
mettre à table avec lui et avec ses disciples.”
Lors
des noces de Cana, Jésus a été personnellement
invité. Il a pris ses disciples à ses côtés
pour leur apprendre une leçon. Savez-vous qu’à
cette fête Jésus a eu beaucoup de plaisir ! Il n’a
pas dit : “Ce n’est pas un lieu assez saint pour moi !”
ou “Ce sont des plaisirs de la chair, je ne participerai pas.”
Non, Jésus a fait honneur à ses hôtes et a même
changé l’eau en vin !
Pourquoi
a-t-il fait cela ?
Pour que la fête continue, tout simplement ! Par amour pour
les gens !
A nouveau,
Jésus nous montre l’exemple, lui, le grand Roi des Rois,
assis avec des gens de mauvaise vie. Il était proche des gens,
avec les gens, proche du monde et dans le monde.
Jean
17.15-18 nous dit :
"Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver
du mal... Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi je
les y envoie."
Souvent en parlant des chrétiens, on entend dire : «
Ils sont étroits d’esprit, bornés, ils sont dans
leur tour d’ivoire, ils restent entre eux, on les connaît
mal, ils vivent dans leur monde, quand je parle avec eux je me sens
condamné, ils se croient tellement supérieurs, ils sont
simplistes, ils déballent une réponse biblique toute
faite pour tous problèmes, aussi complexes soient-ils, c’est
une bande d’hypocrites ! »
Beaucoup de chrétiens vivent une vie qui honore Dieu mais ils
ne vont que rarement se mêler à ceux qui auraient besoin
de Jésus. Ils sont de superbes ornements de table mais ils
n’ont que peu d’impact.
Ecoutons
ce que Dieu veut nous dire :
Actes
26.16-18
“Mais
lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu
pour t'établir ministre et témoin des choses que tu
as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai. Je t'ai
choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui
je t'envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent
des ténèbres à la lumière et de la puissance
de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en
moi, le pardon des péchés et l'héritage avec
les sanctifiés.”
Lorsqu’une invitation comme celle-ci est lancée, nous
devons y répondre avec sagesse et y consacrer nos vies.
Concrètement, qui sont les païens ?
Selon
le dictionnaire, les païens sont :
«
des personnes qui pratiquent une religion qui n’est pas
fondée sur l’Ancien Testament »
Mais
pour nous : Tous ceux qui n’ont pas rencontré Jésus-Christ
comme leur Sauveur et Seigneur personnel. Cela peut être nos
collègues, nos voisins, nos amis hors église, nos copains
d’école, notre famille proche, etc.…
Où se trouvent-ils ?
La réponse est simple : Tout autour de nous !
Mais
faisons attention, lorsque nous les rencontrons.
Dans un premier temps, ne violons pas leur intimité ; cherchons
à les rencontrer dans les moments où ils sont détendus
et ouverts.
Permettez-moi
de vous poser cette question :
Que ressentez
vous lorsque vous venez de finir le souper et que les enfants
sont enfin au lit, il est 19h30, vous vous installez dans votre
fauteuil pour regarder le journal télé et voilà
qu'on sonne à votre porte ?
- Premièrement,
vous vous demandez qui peut bien débarquer à cette heure-là
sans vous prévenir?
- Deuxièmement, à votre grande surprise, deux inconnus
aux visages souriants tentent d'entamer une discussion sur un sujet
très complexe, personnel ou intime.
Comme
la plupart d’entre-nous, je pense que votre réaction
sera très négative. Dévoiler sa vie sur le pas
de la porte à deux inconnus à un moment très
mal choisi, quelle horreur !
Pensez
aussi à ces moments où vous avez juste une petite
demi-heure pour faire vos achats de la semaine et que devant
le magasin, on vous arrête pour vous demander : «
vous connaissez Jésus ?»
Pensez-vous
que ce moment est vraiment bien choisi ?
Attention
soyons sensibles et allons à la rencontre de notre entourage
dans des endroits ou lieux où ils sont disposés
à nous recevoir ! Les gens sont de plus en plus immunisés
contre les méthodes impersonnelles. Aujourd’hui,
les personnes écoutent et font confiance à leurs
amis. Ils se laissent influencer par eux et achètent
chez eux, avec eux, que ce soit des produits ou des idées
et souvent leurs hobbies ou activités sont les mêmes
(clubs divers, ski, fitness, musique, sport, jogging, etc..).
Concrètement
:
Vous
avez certainement des activités ou des hobbies.
Si ce n’est pas le cas, engagez-vous donc dans une activité
qui vous motive, pratiquez un sport car il est important de maintenir
en santé le corps que Dieu nous a prêté.
Lorsque
nous allons les rejoindre dans leurs activités, nous devons
être attentif à plusieurs points!
1.
Nous ne devons jamais oublier notre mission.
2.
Attention, une amitié influence dans les deux sens !
Pour
ceci soyons propres, purs, sans faille.
Protégeons-nous
et revêtons l’armure du soldat de Jésus-Christ
selon Ephésiens 6.11:
“Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir
tenir ferme contre les ruses du diable. ”
3.
Vos engagements au sein de l’église doivent rester prioritaires.
Le délassement
ne doit jamais devenir un échappatoire ou une pierre
d’achoppement. Sachez que lorsque vous vous mettez en
mouvement pour aller à la rencontre de votre entourage
cela va vous prendre du temps. Et comme souvent il nous en manque
lorsque l’on est déjà bien engagé
dans l’église locale, vous serez obligés
de planifier différemment vos invitations avec les frères
et sœurs en Christ. De ce fait, ils remarqueront et auront
l'impression que vous n'avez plus beaucoup de temps pour eux.
Il est important de les informer de cette situation ainsi que
votre pasteur.
4. Calculez bien votre temps !
Il est
possible de faire des activités sans qu’elles ne deviennent
votre maître.
Témoignage:
«
Lors de l’été 2000, une sœur de l’église
nous invita à un barbecue chez son frère dans
un petit village. Nous ne connaissions pas du tout cette famille.
Directement le contact s’établit, nous avons raconté
nos cheminements scolaires, puis professionnels jusqu’à
ce jour. Ensuite, tout en mangeant de bonnes grillades, nous
avons parlé de nos passions ou hobbies. Et là,
il me dit qu’il faisait de la chasse. Ce fut pour moi
un sujet de joie ! Pourquoi ? Parce que j’avais toujours
souhaité pouvoir accompagner un chasseur en forêt
et me cacher en pleine nature pour contempler les animaux. Le
reste de l’après-midi s’est passé
à discuter sur ce sujet! Les techniques, les armes, les
journées mémorables et le permis de chasse. Oui,
le permis de chasse!
Après
cette rencontre, lors d’un moment d’intimité
avec Dieu, j’entendis clairement le Saint-Esprit me dire
de commencer le permis de chasse. Quelle folie, un an et demi
d’études du soir et certains samedis. Est-ce bien
raisonnable ? car mes responsabilités dans l’église
et mon travail séculier me prenaient déjà
beaucoup de temps ! J’ai obéi et je me suis lancé
dans ce nouveau défi! Mais Il m’a aussi dit que
quand Il me dira d’arrêter, il le faudra. Après
six mois de permis et beaucoup de temps en forêt aux côtés
de l’ami rencontré au barbecue à discuter
de tout et de rien, semant dans son cœur des principes
et des paroles bibliques, j’ai reçu, un samedi
en fin de soirée, un coup de téléphone.
C’était Henri, le chasseur, qui m’appelait
et qui me demandait de venir au plus vite jusque chez lui, car
sa femme et lui avaient des questions à nous poser. Nous
avons pris notre enfant dans son couffin, la Bible et départ
en voiture. Ils habitaient à 20 minutes de chez nous
! Arrivés là-bas, nous les avons écoutés
! Ils nous posèrent plusieurs questions et nous sommes
venus sur la Parole de Dieu ! Nous leur avons proposés
de confesser avec nous le verset qui se trouve dans Romains
10.9, ils ont tout simplement accepté le Seigneur dans
leur vie. Merveilleux ! Et écoutez bien le lendemain
matin, dimanche, Henri avait décidé avec ses six
enfants de nettoyer sa maison sans qu’on lui ait parlé
de quoi que ce soit. Donc, il a fait un feu et brûlé
tout ce qu’il savait être mauvais. Quelques mois
plus tard, Henri était tellement enthousiaste pour l’Evangile
qu’il a laissé son ancienne passion pour devenir
un chrétien contagieux dans son village. J’ai alors
arrêté en cours de route mon permis de chasse vu
que l’objectif premier était atteint. Henri et
toute sa famille à Christ ! Gloire à toi, Seigneur
! » (Bob)
Obéissons
au Saint-Esprit et gardons en vue l’objectif de notre engagement,
il est possible de faire des activités sans qu’elles
ne deviennent notre maître.
5.
Faites toutes ces démarches en cherchant à introduire
votre couple et votre famille.
Le diable
a pour but de diviser mais, si vous faites ces démarches en
couple, vous aurez forcément des contacts avec des couples.
Faites tout de même attention à ce que votre vie familiale
n’en souffre pas ! Mais quel beau cadeau que d’accompagner
un couple ou une famille sur le chemin de la foi. N’oubliez
pas, une famille déchirée par la foi, c’est beaucoup
de luttes et de combats par la suite.
6. Ne visez pas en premier lieu les personnes qui vous
ont déjà jugé ou "catalogué"
; laissez-les pour le dessert !
Il vous
faudra beaucoup de forces pour les affronter à nouveau.
Prenez exemple sur les disciples qui lorsqu’ils étaient
jugés, catalogués et mal reçus, secouaient la
poussière de leurs pieds (Mat 10.14) et allaient dans une autre
maison ou une autre ville. Cherchez plutôt à contacter
des nouvelles personnes qui n’ont aucun préjugé
sur vous.
Témoignage:
«
Lorsque j'étais à l'école, je ne pouvais
m’empêcher de parler de Jésus à tous
mes amis. J'ai eu des fruits, mais rapidement aussi une mauvaise
réputation. Ceux qui n'étaient pas ouverts, me
traitaient de fanatique religieuse et comme j’habitais
dans une petite ville, je portais cette étiquette. Parfois,
on me fermait la porte avant même que je puisse parler
ou poser une question. Lorsque je me suis mariée, j'ai
changé de région et j'ai réalisé
que personne ne me connaissait, donc aucun préjugé
et aucune étiquette. Les leçons du passé
m’ont appris à ne plus refaire les mêmes
erreurs et à recommencer à semer dans un terrain
vierge, super !» (Patricia)
1 Pierre
2.12:
«Au milieu des païens, ayez une bonne conduite, afin que,
là où ils vous calomnient comme faisant le mal, ils
voient vos oeuvres bonnes et glorifient Dieu au jour de sa visite.»
Si
l’on a posé sur vous une étiquette justement
ou injustement, et que vous en souffrez, il vous est possible
de faire quelques kilomètres et de vous investir dans
la ville ou le village d'à côté où
personne ne vous connaît. Nous vous encourageons tout
de même à participer aux rencontres organisées
par vos anciennes connaissances telles que: les retrouvailles
de classe, d’anciens collègues, d’amicales,
de contemporains et même si toute la soirée on
n’entend que des moqueries, gros mots et autres, bref
on trouve qu’on perd du temps, et c’est là,
que le Saint-Esprit nous souffle à l'oreille :
«Tu
construis des ponts, tu gagnes leur confiance, tu prépares
le terrain pour des discussions que tu auras dans un an, tu fais ce
que Jésus faisait.»
En résumé :
Sortez
de votre milieu pour aller faire des contacts !
(Extrait
tiré
du livre V.I.P de Bob & Patricia Davet
: Concept V.I.P)